Que de temps perdu, ô ma princesse… (25/04/2007)
Que de temps perdu à t’attendre au bord de la jetée
Sans jamais voir ton visage à l’ombre d’une clairière
Allongé sur le sable, mes yeux se perdant au loin
Dans les méandres de la vie, miroir à une seule face…
Je ne sais plus très bien ce que je cherchai au fond
Toute perception de l’existence, tout ce que j’avais
Pu vivre, voir, ressentir s’était mystérieusement volatilisé
Je perdais pied à bord de ce bateau ; quel galère de vivre !
Que de temps perdu à espérer apercevoir ton visage
Filtrant dans la nuit comme une lueur noire étincelante
Chatoyant l’univers vibrant d’étoiles d’une lumière
Qui ressort parmi toutes celles que j’ai pu connaître avant…
Je ne sais plus très bien si tu ressemblais à un ange, mais
Si ce n’était pas le cas, c’était certainement une fée, princesse
De la nuit, du jour, de la vie toute entière, rayonnant partout ;
Seconde après seconde, l’intensité de ta venue était plus forte…
Que de temps perdu à t’attendre, sans le moindre signe éloquent
Et finalement, sans crier gare, en cette matinée de printemps :
Que vois-je dépasser du toit de la maison, surplombant la ville,
Telle une apparition céleste sortant de nulle part : toi, ô ma princesse…